Claude Monet a passé plus de quarante années de sa vie à Giverny, peignant inlassablement les environs, son jardin fleuri et le bassin aux nymphéas. Cette production magistrale a néanmoins parfois éclipsé un autre pan de son œuvre : les ensembles de toiles inspirées par des paysages plus lointains, hors de France. Car, si Monet est attaché à la vallée de la Seine, c’est aussi un grand voyageur qui n’hésite pas à entreprendre de longs périples. Dès son exil à Londres, en 1870-1871, prolongé par un détour en Hollande, il découvre le goût de l’ailleurs. Il retournera aux Pays-Bas pour peindre les champs de tulipes en 1886, et en Angleterre pour donner son interprétation de la Tamise noyée dans la brume et le smog londonien, entre 1899 et 1901. L’Italie le séduit également : la Riviera en 1884, puis Venise, lors de son ultime voyage, en 1912. Plus inattendu encore, en 1895, Monet gagne l’hiver norvégien.
Que cherche donc le père de l’impressionnisme hors de France ? De nouveaux motifs ? Une lumière différente ? Le dialogue avec d’autres traditions artistiques ? Comment voyage-t-il, comment travaille-t-il sur place, quelles œuvres rapporte-t-il et quelle est leur réception ? Ce livre propose des réponses en s’appuyant sur une documentation variée et une riche iconographie, offrant un éclairage inédit sur l’aventure picturale et humaine de Claude Monet voyageur.
L’autrice
Spécialiste de la peinture de la fin du XIXe siècle et plus précisément de l’impressionnisme, Félicie Faizand de Maupeou est chercheuse à l’université Paris Nanterre. Elle y coordonne deux projets de recherche au sein de l’unité de recherche Histoire des arts et des représentations : Les bibliothèques d’artistes, en lien avec la Maison des Sciences humaines et sociales Mondes, et Impressionnisme, sous l’égide de la fondation partenariale de l’université en lien avec le Contrat de Destination impressionniste.
La collection
« Partance » explore l’œuvre d’un artiste au prisme de ses voyages.
