Maria Bou Habib, Docteure en Histoire de l’art (HAR, Université Paris Nanterre). Artiste peintre, plasticienne et céramiste, diplômée de l’Académie libanaise des beaux-arts, elle a été boursière à l’ENSBA Paris et à l’Académie Répin de Saint-Pétersbourg, en 2005 et 2008. Elle a réalisé de nombreuses expositions personnelles au Liban et en France et elle a participé à plusieurs expositions collectives. En 2018 elle a exposé et animé des ateliers artistiques à l’École de musique de Saint-Laurent en Grandvaux et participé à Consul’Art à Marseille. En 2019 elle a réalisé l’exposition personnelle « Liban en Voyage » à Antony dans le cadre du jumelage avec la ville d’Antélias (Liban).

Site web : www.mariabouhabib.com

Sa thèse :

Un musée national des beaux-arts pour le Liban ? De la fondation au renouveau (1954-2017), sous la direction de Rémi Labrusse, soutenue en novembre 2019.

Cette thèse est fondée sur le recours à un matériel d’archive important, souvent inédit, mais aussi à la documentation publiée et à des enquêtes de terrain, notamment par la collecte de témoignages. Elle entend donc avant tout ouvrir de multiples pistes et sortir de sous la poussière des documents déformés par la guerre civile afin de nourrir un sujet de débat contemporain.

L’action du ministère de l’Education nationale, qui a constitué la collection nationale dans les années cinquante, est mise en relief dans sa thèse. Un projet de musée des beaux-arts destiné à recevoir la collection nationale ne s’est jamais constitué sérieusement depuis, et les circonstances de guerre n’ont pas aidé à l’élaboration du projet. Un climat régional pesant a fait fonction de catalyseur pour une conscience collective, des remises en question, et le projet du musée réapparaît à la surface. Les questions sur le patrimoine et son devenir sont posées, la scène locale libanaise bouillonne d’actions culturelles et d’expositions à grande échelle. Le sujet, né dans une période d’instabilité au Moyen-Orient, établit des comparaisons et des enquêtes dans les domaines éducatifs, universitaires, culturels et patrimoniaux. Il ouvre plusieurs perspectives sur les possibilités de créer ce musée.

Ses publications :

Un musée national des beaux-arts pour le Liban : perpétuation ou réinvention ?, Formes de l’innovation, Innovations de la forme, Actes de la Journée d’Etudes Doctorales – 4 juillet 2016, dir. Lambert Dousson, s.l. [Montpellier], Editions de l’Espérou, 2017. ISBN 978-2-912261-84-7

Publication de ses réflexions et de son œuvre artistique dans l’ouvrage du colloque, La présence libanaise dans le monde, Humanisme : Culture et Altérité, Actes du colloque international 2014, dir. Jean-Maroun Maghamès, Kaslik, Liban, Presses de l’Université Saint-Esprit de Kaslik, 2016. ISBN 9786148007590

De 2015 à 2018 Participation à tous les Collèges doctoraux « Patrimoine dans le pourtour Méditerranéen » organisés par l’AUF Paris « L’Agence Universitaire de la Francophonie », en Tunisie, à Marseille, en Romanie et à Beyrouth.

L’action de la société civile dans la protection du patrimoine culturel au Liban aujourd’hui : L’exemple des associations « Save Beirut Heritage » et « Nahnoo », l’article écrit en 2017, ajusté en 2018, est en cours de publication avec « L’Agence Universitaire de la Francophonie », dans le cadre de ses regroupements.