Colloque / Écritures urbaines, Écritures exposées, 11 octobre, Saint-Denis et 18 octobre, Marseille

Alors que l’actualité politique et sociale met quotidiennement en lumière graffiti, tags et autres inscriptions, il s’agit, dans ce colloque, d’interroger les actes et pratiques d’écriture dans l’espace urbain, et de réfléchir aux enjeux politiques, culturels, sociaux et esthétiques de ces écritures exposées. Ainsi seront présentées des études sur les auteur·rice·s de ces écritures urbaines, sur les acteur·rice·s engagé·e·s dans leur mise en récit, sur leur forme et leur matérialité, sur leur perception et leur réception dans l’espace public et médiatique, sur leur valeur symbolique et économique, ainsi que sur les difficultés méthodologiques posées par leur analyse et leur enregistrement.

Vendredi 11 octobre 2019, Saint-Denis, MSH Paris Nord

9h15 : Accueil des participant·e·s

9h30 : Introduction

10h-11h : Usages et fonctions sociales des écritures exposées

Présenté par Julie Vaslin et Sabrina Dubbeld

« Pourquoi la cité grecque d’Elis exposait-elle ses lois à Olympe ? » Par Antoine Chabod (histoire, ACP,  université Paris-Est Marne-la-Vallée)

« Panser la Cité. Les écritures urbaines après les attentats de janvier 2015 : liberté d’expression et expression libre. » Par Maëlle Bazin (sciences de l’information et de la communication, Carism, université Paris 2 Panthéon-Assas)

11h30-13h : Déplacements esthétiques et réappropriations urbaines

Présenté par Zoé Carle et Maxime Boidy

« La phrase de Karelle Ménine et Ruedi Baur : ” Inviter la poésie au sein de l’espace public parce qu’elle s’ennuie dans les livres” ». Par Virginie Tahar (littérature, Lisaa, université Paris-Est Marne-la-Vallée)

« Se réapproprier les écritures publicitaires : le cas de la Maison de l’Iran (Paris) ». Par Audrey Jeanroy (histoire de l’art, InTru, université de Tours) et Stéphanie Le Gallic (histoire, CEMMC, université Bordeaux-Montaigne)

« Écritures exposées en images : de la photographie verbale ». Par Taous R. Dahmani (histoire de l’art, Hicsa, université Paris I Panthéon-Sorbonne)

13h-14h : Pause déjeuner

14h-16h : Écrire l’occupation, printemps 2018

Présenté par Anne-Sophie Aguilar et Maxime Boidy

« Les graffitis politiques à l’université Paris Nanterre ». Par Camille Debras (sciences du langage, Crea, université Paris Nanterre) et Agathe Nieto ( cinéma anthropologique et documentaire, université Paris Nanterre)

« TagTaFac – Enjeux autour des écrits sur les murs dans une faculté occupée ». Par Corinne Davault (sociologie, Urmis, université Paris 8 Vincennes-Saint-Denis) et Marta Lotto (anthropologie, Lavue ).

16h30-18h30 : Table ronde – Collecter, archiver, diffuser

Présentée par Mathieu Tremblin (artiste-chercheur, Accra, université de Strasbourg)

Du graffiti vernaculaire à l’action artistique, comment répertorier et diffuser les formes de création solidaires des luttes ? Quelles sources pour une histoire des écritures urbaines ? Comment écrire l’événement, comment écrire sur l’événement ?  Avec Antoine Hoffmann (artiste-chercheur, Crae, université de Picardie Jules Verne), Mathilde Larrère (histoire contemporaine, ACP,  université Paris-Est Marne-la-Vallée), et le collectif Plein le dos.

Vendredi 18 octobre 2019, Marseille, Mucem

9h : Accueil des participant·e·s

9h15 : Introduction

9h30 : Présentation de l’enquète du Mucem

« Tags et graffs, graffitis, graffitis carcéraux : état des lieux des enquêtes-collectes au Mucem (2018-2020) » .  Par Zoé Carle et Sabrina Dubbled

10h-12h : Écritures cachées, écritures exposées : les graffitis contestataires, un art de la résistance ?

Présenté par Éric Brun et Zoé Carle

« Graffitis d’insurgés prisonniers : résistances graphiques (1848-1852) » Par Emmanuel Fureix(histoire, CRHEC, université Paris-Est Créteil)

« Murs en guerre. Les graffitis du Home Front en Grande-Bretagne (1938-1945) ». Par Ariane Mak (histoire, Larca, université Paris Diderot)

« Quand les murs murmurent : mutations du graffiti contestataire dans l’Italie des années 1970 ». Par Grégoire Le Quang (histoire, IHTP, université Paris 8 Vincennes-Saint-Denis)

« Graffitis, émotions et rapport social esthétisé : étude d’exemples de San Francisco ». Par Guillaume Marche (civilisation américaine, Imager, université Paris-Est Créteil),

12h-14h: Pause déjeuner

14h-15h30 : Graffiti Writers : quels espaces d’activité ?

Présenté par Wenceslas Lizé et Julie Vaslin

« (Ex)poser son blaze. Diversité des pratiques et des rapports aux institutions des graffiti writers ». Par Pierre-Édouard Weill (sociologie, Lab-Lex /Sage, université de Bretagne Occidentale)

« L’entrée dans le Graff’ game aux prises d’une aire culturelle rendue planétaire ? » Par Aude Le Saulx- Slimane (sociologie, Lirtes, université Paris-Est Créteil),

16h-18h : Table ronde – Au-delà des frontières : itinéraires de writers

Présenté par Sabrina Dubbeld et Anne-Sophie Aguilar

Avec Fabrizio Urettini (directeur artistique et activiste), Murad Subay (street artiste et activiste), Sélim Mondzie (superviseur des effets spéciaux visuels), et Francesco Magnocavallo (journaliste).

Ce colloque est organisé en partenariat avec le Mucem, la MSH Paris Nord, l’université Paris Lumière, et le Laboratoire d’études en Sciences de l’art d’Aix-Marseille université.

Comité d’organisation : Anne-Sophie Aguilar (histoire de l’art, Har, université Paris Nanterre), Maxime Boidy (études visuelles, Lisaa, université Paris-Est Marne-la-Vallée), Éric Brun (sociologie, Curapp-ESS), Zoé Carle (littérature, Labex-Med/Mucem), Sabrina Dubbled (histoire de l’art, Har, université Paris Nanterre), Wenceslas Lizé (sociologie, Gresco/Cessp, université de Poitiers), Julie Vaslin (science politique, Triangle).

Contact : ecritures.exposees@gmail.com

Maison des Sciences de l’Homme Paris-Nord

20, avenue George Sand, 93210 La Plaine St-Denis. Métro 12 Front Populaire

Mucem I2MP

Entrée basse du Fort Saint Jean (Tour du Roi René). 201, quai du port, 13002 Marseille

 

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